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Rendez-vous au tribunal

Publié par G Groupe X Bakchich

Presque comme un manque.Depuis la résurrection de Bakchich en juin 2011, six mois après une douloureuse liquidation,des menaces sont venues planer sur nos révélations, des promesses de nous faire rendre gorge, voire de nous clouer au pilori judiciaire. Mais rien n'est venu. Aucune procédure, nouvelle mise en examen ou même droit de réponse. Le vide… Que se chargent de combler les vieilles affaires. Du temps d'avant. Avant que la version papier hebdomadaire ne sombre, que le tribunal de commerce ne nous contraigne à fermer, un temps, nos portes - laissant tout de même filtrer de vieux dossiers qui se sont retournés alors, non contre le journal Bakchich mais contre son ancien directeur de la publication. En l'occurrence l'auteur de ses lignes, qui a vu s'accumuler dans sa boite aux lettres les citations à comparaître, les rendez-vous avec les policiers et autres juges d'instruction quasi-las de devoir, de façon automatique, prononcer des mises en examen.

Rond de serviette à la 17e

Les huissiers ont également fait leur tournée, délivrant commandements de payer et avis de saisie, les frais de justice ont gonflé et sans l'aide précieuse des amoureux de Bakchich, d'amis fidèles, nul doute que la vague aurait englouti définitivement le phénix du web.

Devant la 17e chambre correctionnelle, un rond de serviette nous sera bientôt décerné. Procureurs et présidents risquent bientôt de nous appeler par nos petits noms. Les couloirs du Tribunal de grande instance recèlent autant de souvenirs que nos jardins d'enfance – avec leurs bons et leurs mauvais moments.

Condamnés, nous l'avons été. Bien moins souvent que nos contempteurs l'auraient souhaité. David Douillet a vu le tribunal lui accorder la somme de 40 000 euros… trois ans après la publication de l'article lui portant atteinte. L'ancien procureur de Tahiti, désormais en poste à Nîmes, nous a fait condamner à Montpellier après un article de 2009. Ainsi qu'un expert en oeuvre d'art pour un article de 2008. Voilà pour le débit. Des deux procédures intentées par l'ancien ministre de l'Industrie Eric Besson, une seule s’est soldée  par une condamnation. 

Au - tout relatif – crédit, la justice nous a blanchi dans la procédure intentée par Claude Thévenet, l'auteur du rapport Nautilus de l'affaire DCN-Karachi-Takkiedine. L'homme ne s'est toujours pas acquitté des 2000 euros que le tribunal l'a condamné à nous verser. Le patron de Praxis a été débouté de ses demandes. 

Audrey Pulvar s'est, elle, vu signifier par les juges de première instance que rien, dans ce que nous avons écrit sur elle ne comportait d'imputation diffamatoire - après une audience qui n'a pas excédé 30 minutes.  Une sorte de record… sur lequel la cour d'appel va se pencher. 

Car, comme cela est son droit le plus absolu, la directrice éditoriale des Inrocks a décidé de faire appel de la décision de la 17e chambre. Et de prolonger le diffus plaisir de nous voir sur le banc des accusés : ce sera le 28 novembre, à 13 h 30.  Avis aux amateurs.

 

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