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Facebook chasse la brigade des stups

Publié par G Groupe X Bakchich

Facebook part en guerre contre les faux profils et usurpation d'identité. Dans leur viseur ? La DEA américaine, qui utilise le réseau social pour coffrer les narco-trafiquants.

Il n'y a pas que les desperate housewives jalouses qui se créent des faux comptes Facebook pour mettre leurs maris volages à l'épreuve. A en croire Facebook, ce serait même le hobby de la DEA (Drug Enforcement Administration), la brigade des stup's made in USA.

A l'origine de la polémique, une femme, Sondra Arquiett, celle par qui le scandale arrive. Suspectée d'appartenir à un réseau de narco-trafiquants, la jeune femme est arrêtée en 2010. Comme souvent lors de gardes à vues, elle voit son téléphone portable confisqué et passé au cribble. 

Mais au lieu de se contenter de retracer les appels de la jeune femme ou les messages échangés avec des complices potentiels, les policiers de la DEA mettent au point un plan bien plus  vicieux: ils s'emparent des photos de la jeune femme prises par sont téléphone (dont certaines très « provocantes », en soutien gorge et culotte pour uniques vêtements, et d'autres clichés des membres de son cercle familial, y compris son jeune fils) et créent un faux profil Facebook (un « fake » pour les initiés) afin d'inter-agir avec certains des criminels suspectés. La jeune femme, remise en liberté conditionnelle, n'était pas inscrite sur Facebook et ignorait tout de l'exploitation de ses données personnelles par les flics machiavéliques de la DEA. 

Une autre version de l'Appat

Mise au courant par l'un de ses proches de l'usurpation d'identité dont elle faisait l'objet, Sondra Arquiett poursuit la DEA en justice, et en particulier l'agent à l'origine de cette initiative plus que douteuse, Timothy Sinnigen. Le cas, examiné par le Department of justice, a provoqué la colère des dirigeants de Facebook, furieux de servir d’appât aux enquêteurs des stups', et craignant pour leur image -déjà fort écornée- en terme de protection des données personnelles.

Dans une lettre, publiée le Dimanche 19 Octobre sur le site Dailydot.com, Facebook  s'offre même le luxe d'une leçon de morale à la brigade en charge de la lutte contre le trafic de stupéfiants (au demeurant, une sous-division du Department of Justice supposé statuer sur le cas) : Dans sa missive adréssée à  « l'honorable » Michele M Leonhart, administrateur de la DEA, Joe Sulliva, la chief security officer de Facebook, rappelle fermement les règles de base de la charte du réseau social, comme on sermonnerait des écoliers rebelles en leur brandissant le règlement intérieur : « Les actions de la DEA menacent notre communauté. Facebook tient à maitennir un environnement sain, de confiance,  où les utilisateurs peuvent engager  des intéractions avec ceux qu'ils connaissent, et rencontrent dans la vraie vie.  (…..)

De plus, nos conditions d'utilisation-que l'agent de la DEA   a du approuver pour pouvoir créer un compte Facebook- prohibe expressément la création et l'utilisation de faux profils. »

 

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