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Le vélo, pas bon pour la santé…sexuelle des filles ?

Publié par G Groupe X Bakchich

Une étude Américaine révèle que la pratique intensive du vélo chez les femmes pourrait avoir des conséquences gynécologiques néfastes... 

On sait, le sujet était easy en cette période de Tour de France. N’empêche…

On savait déjà - que les épouses des coureurs cyclistes professionnels nous pardonnent de le rappeler- la pratique intensive de la bicyclette plutôt néfaste aux performances sexuelles de ces messieurs (cf. « la bicyclette et la fonction érectile » dans Journal of Sexual Medicine – septembre 2005 – Pages 596 à 604 ou encore « Le cyclisme et la pression d’oxygène du pénis – une question de selle » par le service d’urologie du CHU de Cologne en février 2002…). Ce qu’on ignorait jusqu’à présent en revanche, c’est que le vélo n’est pas non plus l’ami de l’anatomie féminine et pourrait même réduire considérablement les sensations sexuelles des adeptes de la petite reine…

C’est en tout cas ce qui ressort d’une nouvelle étude publiée par le toujours très sérieux Journal of Sexual Medicine (numéro de Mai 2012 – Pages 1367 à 1373 : The Bar sinister : Does handlebar level damage the pelvic floor in female cyclists ?) qui pourrait compromettre salement l’engouement pour le Velib’ si la bande à Decaux ne résout pas le problème vite…

L’étude en question, menée à l’université de Yale aux USA par une douzaine de chercheurs et médecins spécialisés en obstétrique, uro-gynécologie et chirurgie réparatrice de la région pelvienne a consisté à comparer scientifiquement les sensations génitales de 48 pratiquantes régulières du vélo, avec celles de 22 joggeuses. 

Les cobayes ont utilisé leurs propres bicyclettes, qui ont été installées sur un banc d’essai. L’équipe de chercheurs a passé à la question un échantillon de nanas qui n’étaient ni enceintes ni ménopausées, ayant déclaré parcourir régulièrement à vélo 10 miles par semaine, qu’il pleuve ou qu’il vente. 

Sensations en roue libre

Leurs sensations génitales ont été mesurées en microns à partir de seuils vibratoires mesurés par des biosthésiomètres, à savoir, des dispositifs de mesure de sensibilité tactile de la peau. Les pressions exercées sur leur périnée et sur l’ensemble de leurs parties génitales ont été déterminées grâce à une carte numérique et enregistrées en kilopascals.

Très vite, la fine équipe médicale a mis en évidence « une corrélation entre des pressions accrues sur le périnée et une réduction des sensations de la partie antérieure gauche du vagin » pour ne pas dire un engourdissement des lèvres, lorsque le guidon du vélo était situé plus bas que la selle. Le problème est apparu comme particulièrement critique lorsque les cyclistes étudiées devaient adopter une position aérodynamique de course, penchée vers l’avant avec le dos plat.

La conclusion de l’étude est sans appel : lorsque le guidon est positionné plus bas que la selle, il accroît les pressions sur nos périnées, diminuent les sensations génitales et favorisent les neuropathies locales. 

La solution ? Des selles « sans nez »

Mesdames, à l’avenir exigez donc qu’on vous remonte les guidons ou optez pour des modèles de selles dites « sans nez » qui éliminent toute pression sur le périnée et les désagréments qui les accompagnent.

Messieurs, si Bobonne, accro au vélib, a trop souvent mal à la tête, dites lui de mettre la pédale douce…

Une solution pour laquelle milite depuis longtemps le Docteur Steven Schrader, une des célébrités du National Institute for Occupational Safety and Health qui avait réalisé une étude des selles sans nez auprès des flics à vélo façon « Pacific palissade » de Seattle en 2008, et avait joliment résumé son propos : « cette partie du corps n’a jamais été prévue pour recevoir des pressions ; en quelques minutes le niveau d’oxygène dans le sang baisse d’au moins 80% ».

Ses deux collègues et lui avaient titré avec humour leur étude : « couper le nez pour sauver le pénis » (cF. Journal of Sexual Medicine – Août 2008 – pages 1932 à 1940) ; gracieux. Pour autant, après 6 mois de test, la proportion de policiers qui avaient déclaré souffrir d’engourdissement très localisé était tombée de 70% à moins de 20%. 

Las, le marketing est loin d’avoir dit son dernier mot ; s’équiper d’une selle sans nez c’est à coup sûr se singulariser comme une fille « à problèmes » ; Sans doute la raison pour laquelle la grande Jeannie Longo, qui en connaît un rayon en matière de postures aérodynamiques n’a jamais franchi le pas.

Quant à son mari d’entraîneur, le malheureux Patrice Ciprelli qui a reconnu en février 2012, avoir acheté de l’EPO « pour son usage personnel », si l’on accorde du crédit aux découvertes des chercheurs de Yale, espérons pour l’harmonie de leur « vie de couple » qu’il n’ait pas passé lui aussi toute sa vie les fesses sur une selle munie d’un nez…     

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